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Après une première rencontre organisée le 10 juillet à la Collectivité Territoriale de Martinique, les acteurs du transport public se sont de nouveau réunis, jeudi 23 juillet, au siège de CAP Nord Martinique, au Marigot. Cette séance de travail a notamment permis d’aborder l’organisation du transport scolaire à quelques semaines de la rentrée.
Autour de la table étaient notamment réunis Serge Letchimy, président du Conseil exécutif de la CTM, Gilbert Couturier, vice-président de CAP Nord Martinique, et Jean-Claude Duverger, vice-président de Martinique Transport. La CACEM et l’Espace Sud étaient également représentés.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche de concertation entre la CTM, Martinique Transport et les trois établissements publics de coopération intercommunale de Martinique, afin d’identifier des solutions communes aux difficultés rencontrées par le secteur.
À quelques semaines de la rentrée, le transport scolaire a occupé une place centrale dans les discussions. L’objectif prioritaire est de garantir la continuité du service et d’assurer le transport des élèves dans de bonnes conditions, au moins jusqu’à la fin de l’année 2026.
« Nous faisons tout pour assurer la rentrée scolaire avec un transport qui fonctionne. C’est le but, l’objectif. Ce que j’ai entendu à CAP Nord aujourd’hui est très positif. Rien n’est fermé. Nous cherchons les moyens pour assurer ce transport », a déclaré Serge Letchimy à l’issue de la réunion.
Les différents partenaires ont ainsi examiné les moyens financiers, techniques et organisationnels susceptibles d’être mobilisés pour sécuriser la rentrée scolaire.
Un modèle économique à réorganiser
Au-delà des mesures immédiates, les échanges ont également porté sur la nécessité d’engager une réorganisation en profondeur de Martinique Transport et de revoir son modèle économique. Serge Letchimy a rappelé le déséquilibre important entre les dépenses de l’autorité organisatrice et ses recettes commerciales.
« Ce sont globalement 230 millions d’euros de dépenses, dont environ 160 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, pour 11 millions d’euros de recettes commerciales », a-t-il précisé, estimant que le modèle actuel « ne peut pas tenir ».
Pour le président du Conseil exécutif de la CTM, cette situation impose de revoir à la fois la gouvernance de Martinique Transport et le cadre contractuel liant l’autorité organisatrice aux différents exploitants.
« Il faut absolument restructurer complètement l’organisation de Martinique Transport, notamment son mode de gouvernance, mais aussi l’organisation contractuelle des marchés », a-t-il indiqué.
Une concertation appelée à se poursuivre
Le fonctionnement des contrats à forfait de charges devrait également faire l’objet d’un réexamen.
Dans ce type de contrat, une grande partie des risques liés aux dépenses et aux recettes est supportée par Martinique Transport plutôt que par les entreprises chargées de l’exploitation des lignes.
« Aujourd’hui, nous avons quelques marchés à forfait de charges. Cela signifie que la responsabilité et les recettes pèsent moins sur l’exploitant et le transporteur que sur Martinique Transport. Il faut déterminer si nous restons dans ce choix ou si nous changeons », a expliqué Serge Letchimy.
Cette réunion organisée à CAP Nord Martinique constitue une nouvelle étape du travail engagé entre les collectivités.
Les différents acteurs doivent poursuivre leurs échanges lors de prochaines séances de travail organisées au siège de l’Espace Sud, puis à la CACEM.
Les conclusions de cette concertation devraient ensuite être officiellement présentées aux assemblées délibérantes de la CTM et de chacun des trois EPCI, avant la mise en œuvre de mesures destinées à garantir la continuité du service et à construire un modèle de transport public plus équilibré et durable pour la Martinique.