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Quelles solutions face à l’errance et la divagation des animaux ?

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Les 4, 5 et 6 avril dernier, à l’initiative de la SPA Martinique et de l’AGPAM (Association de Gestion et de Protection des Animaux de la Martinique) une formation intitulée « Divagation-Maltraitance » s’est tenue dans l’île. La première session a eu lieu au siège de CAP Nord Martinique.

 

« Divagation, dangerosité, prédation, maltraitance » ont été au cœur de cette matinée de formation et de sensibilisation animée, en collaboration avec la SPA Martinique et l’AGPAM, par Sébastien GREVE, responsable des refuges et responsable du service enquête maltraitance à la SPA de Lyon et du Sud-Est.
Il s’agit de l’une des SPA les plus importantes de l’hexagone. Et c’est une problématique prégnante sur notre territoire. Comme en témoigne les nombreux acteurs qui ont répondu à cette session de formation à l’image des élus de l’intercommunalité, des polices municipales, les forces de l’ordre ou encore les services municipaux qui ont fait le déplacement au Marigot.

 

 

Il faut savoir que depuis plus de 40 ans pour la SPA Martinique et plus de 51 ans pour l’AGPAM, ces associations gèrent les fourrières et refuges du territoire, au sein du pôle animalier de la Martinique.

Et mènent de concert les missions de gestion et de protection des animaux qu’elles accueillent chaque jour, que ce soit les animaux collectés sur la voie publique ou les chiens et chats déposés dans les refuges par les propriétaires qui ne peuvent plus en assurer la garde.

À titre d’indication, sur les 10 dernières années, le pôle animalier de la Martinique a dû accueillir et gérer quelque 50 000 animaux, ce qui fait une moyenne de 5 000 animaux par an. Malgré les efforts, l’an dernier la barre des 6 000 animaux a été franchie ce qui démontre bien que l’errance et la divagation des chiens et des chats sont constants.

 

 

Un objectif commun pour tous les acteurs

 

Pour la SPA Martinique et l’AGPAM la mission ne peut réussir sans la collaboration de tous les acteurs concernés par cette problématique. D’où l’intérêt de cette formation.

Ce fut l’occasion pour les participants d’aborder plusieurs thématiques.

Tout d’abord l’errance et divagation :

 

  • Les risques liés aux divagations (notamment, prédation sur les élevages)
  • Les responsabilités des propriétaires
  • Les responsabilités des communes
  • Les responsabilités de la fourrière

 

Mais également la maltraitance :

 

  • La définition de la maltraitance
  • L’évolution de la réglementation en matière de protection animale
  • Le dispositif mis en place par la SPA Martinique
  • Les principales infractions et leur NATINF (NATure d’INFraction)
  • Les pouvoirs des forces de l’ordre
  • Les pouvoirs de la police municipale et du Maire
  • Le lien entre maltraitance animale et violences sur les personnes

 

Les échanges ont permis de faire un partage d’expérience entre les participants. Pour Sébastien GREVE, responsable des refuges et responsable du service enquête maltraitance à la SPA de Lyon et du Sud-Est il y a des spécificités propres à la Martinique. « Concernant l’identification des animaux… en France hexagonale 75 à 80 % des chiens sont identifiés, 5 % des chats. En Martinique moins de 1 % des chiens sont identifiés et encore moins les chats. Ce sont des animaux qui sont pris en charge et qui ne sont jamais récupérés par leur propriétaire puisqu’ils ne sont pas identifiés. Et c’est une obligation légale, c’est une infraction de 4ème classe du code rural. Cette surpopulation de chiens errants entraîne des prédations qui créent un climat hostile entre propriétaires de chiens et les éleveurs. C’est une problématique que nous n’avons pas en France hexagonale ».

 

 

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