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Les EPCI s’accordent sur des problématiques de territoires

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Bruno Nestor Azérot, président de CAP Nord Martinique, Luc Louison Clément, président de la CACEM et André Lesueur de la CAESM (Espace Sud) étaient réunis vendredi 21 octobre à l’Étang Z’abricot à Fort-de-France pour une nouvelle Conférence des Présidents d’EPCI.

 

Cette rencontre qui se tient régulièrement entre les 3 EPCI démontre bien la volonté d’agir de façon concerté, pas seulement pour leur territoire respectif, mais pour l’ensemble de la Martinique. Une volonté clairement affichée à travers les sujets qui étaient au centre des discussions de vendredi dernier.

En premier lieu, il a été question de la mise en place d’une entité unique de l’eau. Sur cette question, le président de la CACEM estime qu’il faut d’abord faire un état des lieux. « C’est cet état des lieux qui va nous permettre de fixer les choses. Une fois établis, nous pourrons définir une doctrine, un cadre. C’est nous qui avons les compétences. Il n’est pas question que d’autres puissent nous fixer la ligne de conduite », tonne Luc Clémenté. « Comment on y va ? Quelle forme juridique ? », lance André Lesueur. Le président de l’Espace Sud parle d’équité et d’égalité de traitement.
Faire un état des lieux territoire par territoire tout en mettant l’accent sur l’intérêt pour la Martinique d’une telle démarche… c’est ce que préconise également Bruno Nestor Azérot. S’il est favorable à la mise en place d’une autorité unique de l’Eau, il soutient qu’il faut se fixer un calendrier.
« Nous devons tout mettre sur la table. Quoi que l’on dise, il faut des financements. Nous devons être nourris du travail des techniciens » indique le président de CAP Nord Martinique.

 

 

Travailler ensemble sur différentes thématiques est déjà un fait concret pour les techniciens et administratifs qui accompagnent les présidents des 3 EPCI. « Qu’est-ce que l’on veut mettre en commun ? Quels sont les objectifs politiques assignés à cette structure ? » sont quelques-unes de pistes de réflexion avancées par Philippe André, directeur général des services de CAP Nord Martinique. Et pour Jacqueline Bruant-Querbel, directrice générale des services de l’Espace Sud, un état des lieux est déjà en cours. Il faudra selon elle bien définir le champ d’action de cette structure et du rôle de la CTM. Marc Michel Déau, directeur de l’Eau et de l’Assainissement à CNM met l’accent sur la proximité avec les usagers.

 

 

 

L’épineuse problématique de la gestion des déchets

 

« Là encore, il y a matière à échanger », explique Luc Clémenté au moment d’évoquer cet autre point inscrit à l’ordre du jour. « La crédibilité des élus martiniquais a été soumise à rude épreuve. On ne peut pas se prévaloir du développement touristique et avoir une Martinique sale », lance le président de la CACEM. Il estime qu’il faut aider ceux qui ont ce challenge à réussir. De son côté, André Lesueur souligne que le rapatriement des déchetteries au sein des EPCI permet de venir en aide au SMTVD. « La CAESM ne sera pas le dindon de la farce. Chacun doit faire son mea-culpa. C’est nous qui prenons les coups ». Il faut savoir qu’en 2022 la contribution des EPCI au fonctionnement du SMTVD s’élève à 31 millions d’euros. Un élément qu’a rappelé le président de CNM. « Il faut sauver l’outil, mais on ne peut pas faire de l’ingérence. Il faut que le SMTVD retrouve son cœur de métier », déclare Bruno Nestor Azérot. Là encore, il souhaite un état des lieux des déchetteries sur son territoire, car pour lui, on ne peut pas naviguer à vue.

Les élus sont unanimes à dire que la problématique de la gestion des déchets est très préoccupante et qu’il faut rapidement trouver des solutions, car la population ne peut et ne pourra pas comprendre qu’« on lui demande de trier, de payer », qu’il y a une multiplication de dépôts sauvages et que le service est de plus en plus mal assuré.

Cette conférence des Présidents d’EPCI s’est achevée par la signature de la convention d’accord de coopération LEADER entre les Groupes d’Action Locale des 3 EPCI et le Groupe d’Action Locale Seine-Aval (lire encadré).

 

 

 

 

Quid de la convention de coopération LEADER ?

 

 

L’article 3 de cette convention stipule que « Le projet de coopération a pour objet d’améliorer la connaissance et la compétence des acteurs du secteur alimentaire, d’améliorer la visibilité des produits locaux, d’échanger et de diffuser des bonnes pratiques, de développer des modes de commercialisation innovants adaptés aux contraintes des petits producteurs/transformateurs, de développer l’intérêt des acteurs pour des approches collectives et favoriser des liens avec d’autres territoires : Faire des circuits courts et des produits locaux un véritable levier de développement économique pour le territoire »..

 

   

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