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Basse-Pointe : répondre avec de vraies solutions aux problèmes de la population

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A l’invitation du président Bruno Nestor Azérot, une rencontre avec la population s’est tenue vendredi 19 septembre 2020 sous le préau de l’école de Morne Balai.
Objet : les coupures répétitives de la distribution de l’eau depuis mai 2020 et les solutions à y porter. Une réunion tenue dans un climat franc et fructueux.

 

Il est impensable que les ruptures d’approvisionnement en eau potable chez les habitants de trois quartiers de Basse-Pointe perdurent. La population de Démare, de Madelonette et de Morne Balai est en souffrance. Elle doit être assurée que la volonté de CAP Nord est de trouver des solutions techniques aussi bien immédiates que pérennes. 

                                             

Cependant, souligne le président Bruno Nestor Azérot, « ces difficultés locales illustrent l’impérieuse nécessité de repenser totalement le schéma d’organisation de la distribution de l’eau potable à l’échelle du territoire de Martinique ». Un message accueilli favorablement par les 150 riverains rassemblés à l’invitation du président de CAP Nord. 

 

 

Il a souhaité aller à la rencontre des usagers mécontents du service de l’eau dans le but de les écouter. Une démarche indispensable pour leur présenter ensuite des réponses précises à la demande unanime des administrés de rétablir au plus vite la distribution de l’eau au robinet.

 

Un désarroi palpable

 

Le président de CAP Nord a déclaré avoir pris toute la mesure du désarroi de la population. Sa motivation ? Mettre en œuvre des actions concrètes pour revenir à la normale. « Je suis venu porter des vraies solutions aux vrais problèmes » a-t-il souligné.

 

Dans son introduction, la maire de Basse-Pointe, Marie-Thérèse Casimirius, qui présidait la séance, a mis en avant le caractère historique de la rencontre. C’est, en effet, la première fois qu’un président de CAP Nord se rend à Basse-Pointe. Qui plus est, à la rencontre des habitants de la commune.

 

 

La maire a évoqué comme source des désagréments survenus les conséquences du dérèglement climatique. Basse-Pointe, toute comme la Martinique, n’échappe pas à ce phénomène naturel planétaire. Ce qui ne signifie pas qu’il faille s’y résigner, bien au contraire.

 

Le réchauffement climatique en cause

 

Pour Marie-Thérèse Casimirius, également première vice-présidente de CAP Nord, il ne convient pas de reprocher au nouvel opérateur les pannes survenues. Il ne fait aucun doute pour elle que les clauses de la délégation de service public seront respectées par la SME.

 

Le directeur général adjoint de la SME, Patrice Ponnamah, s’est dit, lui aussi, préoccupé par la situation et sensible à la souffrance des usagers. Il a expliqué dans le détail les raisons des coupures d’eau. Le niveau des sources souterraines étant particulièrement bas en cette période de carême, le forage permettant de pomper cette ressource s’est retrouvé inopérant.

 

 

Le technicien a présenté plusieurs solutions d’urgence consistant à effectuer des réparations sur le forage. Le volume d’eau prélevé ayant été divisé par deux, la SME a été confrontée à une série de dysfonctionnements en cascade du fait de la pénurie en eau.

 

Marc-Michel Déau, directeur de l’eau et de l’assainissement de CAP Nord, est revenu sur le contexte ayant amené à cette situation. Il a passé en revue les scénarios visant à remédier aux dysfonctionnements observés.

 

 

Réparer le forage et chercher de nouvelles sources

 

En écho au responsable de la SME, le directeur de l’eau et de l’assainissement a expliqué que la réparation du forage défaillant est impérative. Depuis mai 2020, on constate une forte diminution de la ressource en eau de plus de 40% dans ce secteur. Cette situation inédite sur le forage Démarre la principale ressource en place depuis les années 80 implique la réalisation d’un diagnostic poussé de l’ouvrage encadré par le BRGM dès la fin septembre 2020.

 

L’opération va consister à réaliser au préalable un « air lift », c’est à-dire une injection d’air comprimé sur la colonne du forage. Cette intervention se fera aussi sur le forage Louison à l’arrêt depuis 2018 contaminé en pesticide. Afin de mieux évaluer le potentiel des deux forages, des essais de pompage seront réalisés également dans le but de confirmer le débit optimal de ces ressources.

 

A moyen terme, une prospection de nouveaux forages est programmée avec le BRGM qui a proposé à CAP NORD d’effectuer des forages d’exploration en amont du forage Démarre dans la savane Suzanne compte tenu des données géophysiques intéressantes sur ce secteur.

 

Sur le long terme, et selon les orientations qui découleront du Shéma Directeur d’Eau Potable en cours de lancement par CAP NORD, une interconnexion des quartiers avec la ressource de Vivé, sera étudiée.

 

Le président de CAP Nord a conclu la rencontre en remerciant la population venue en masse pour un échange très fructueux. Il s’est engagé à inviter les habitants des quartiers concernés à une nouvelle réunion, une fois connus les résultats des investigations menées par les techniciens.

 

 

 

 

Un public attentif

 

 
 

 

Près de 200 personnes se sont rendues à l’invitation du président de CAP Nord pour savoir quelles solutions sont envisagées pour remédier aux coupures d’eau à répétition. Mme Isabelle Trépon a déclaré : « Voir tant d’eau couler au bord de la route et en être privé chez soi fait mal au cœur ».

Une autre administrée, Mme Viviane Tonly s’est dit « épuisée » par l’organisation qu’elle est contrainte de mettre en place pour constituer des réserves. « Manquer d’eau nous prive de nos libertés » a-t-elle confié.

 

 

 

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